Par Christopher Dumfries
Dans son premier entretien depuis le décès de Jason Arday, Nathan Cofnas a reconnu avoir fait « partie d’une série de causes » ayant conduit à cette issue, tout en défendant son droit de dénoncer ce qu’il considérait comme des manquements à l’intégrité académique.
« Il faut pouvoir critiquer les personnes puissantes », a-t-il déclaré, estimant que la responsabilité de l’emballement revenait davantage aux médias britanniques. Cofnas affirme n’avoir publié qu’un seul article, tandis que des centaines de contenus consacrés à Jason Arday auraient été diffusés en quelques semaines.
Jason Arday, 41 ans, considéré lors de sa nomination en 2023 comme le plus jeune professeur noir de l’histoire de Cambridge, avait rejeté les accusations de plagiat, tout en reconnaissant certaines erreurs dans ses travaux universitaires. Il avait quitté son poste après l’ouverture d’une enquête interne et une intense exposition médiatique.
Sa mort, survenue le 14 août, a été qualifiée d’« inattendue mais non suspecte » par les autorités. Une enquête doit encore en déterminer précisément les circonstances. L’affaire alimente au Royaume-Uni un vif débat sur la responsabilité des médias, le racisme dans le monde universitaire et les limites de la dénonciation publique. Al Jazeera rapporte cet entretien, tandis que Associated Press revient sur les circonstances et les réactions suscitées par la mort du professeur.
