Par Hayley Miles
Interrogé dimanche sur Fox News sur les chances des républicains de remporter les élections de mi-mandat du 3 novembre si le conflit se poursuit, Mike Johnson a répondu sans hésitation : « Absolument ».
Proche allié du président Donald Trump, le chef de la Chambre a néanmoins reconnu qu’une résolution de la guerre avant le scrutin « serait utile ». Il a défendu l’intervention américaine en affirmant que Washington devait empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire.
Cette assurance intervient alors que le conflit suscite une frustration croissante aux États-Unis. La guerre a provoqué une flambée des prix du pétrole, alimenté l’inflation et accentué les inquiétudes concernant le coût de la vie. Plusieurs sondages montrent qu’une majorité d’Américains, y compris une partie de l’électorat républicain, souhaite la fin des hostilités.
Déclenchée le 28 février par des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, la guerre a entraîné la fermeture du détroit d’Ormuz par Téhéran ainsi que des attaques iraniennes contre des intérêts américains au Moyen-Orient. Après plusieurs cessez-le-feu fragiles, les combats ont diminué d’intensité, mais Donald Trump prépare désormais de nouvelles sanctions économiques contre Téhéran et les pays qui commercent avec l’Iran.
À quelques mois des élections, les conséquences économiques et politiques de cette guerre constituent désormais l’un des principaux risques électoraux pour les républicains, qui tentent de conserver leur contrôle du Congrès.
