Par Matthew Pinch
Washington, 8 octobre 2026 (Panorama Papers) – Le ton monte à Washington. Dans une alerte de sécurité, le département d’État appelle les Américains se trouvant au Moyen-Orient à « exercer une vigilance renforcée » en raison d’un « environnement sécuritaire complexe » : possibles annulations de vols, fermetures d’espaces aériens et perturbations des voyages. Ceux qui se trouvent hors de la région sont invités à « sérieusement reconsidérer » tout déplacement vers ou via le Moyen-Orient.
En cause : les hostilités des Houthis — soutenus par l’Iran — contre l’Arabie saoudite, « y compris des attaques contre des aéroports civils et d’autres infrastructures critiques ayant fait des victimes civiles ». Des frappes récentes ont visé l’aéroport international d’Abha et celui du roi Khaled à Riyad, faisant au moins trois morts et 36 blessés selon les autorités saoudiennes. « Ce conflit militaire a le potentiel de s’intensifier rapidement », prévient la diplomatie américaine.
L’alerte met aussi en garde : l’Iran et les groupes qui le soutiennent « pourraient cibler d’autres intérêts américains à l’étranger ou des lieux associés aux États-Unis et aux Américains dans le monde entier, y compris des entreprises et institutions américaines ».
Le contexte est celui d’une guerre régionale à plusieurs fronts : frappes américano-israéliennes contre l’Iran depuis février, reprise des attaques houthies contre le royaume saoudien depuis juillet après des années d’accalmie, et un sénateur américain, Chris Murphy, en visite à Riyad sous les sirènes d’alerte aux missiles. L’Arabie saoudite est désormais classée niveau 3 (« reconsidérer tout voyage ») par Washington.
Huit mois après le début de la guerre contre l’Iran, et à moins d’un mois des élections de mi-mandat que Donald Trump a promis de tenir à l’abri de toute frappe, le Moyen-Orient reste une poudrière — et les compagnies aériennes comme les voyageurs, y compris africains en transit vers le Golfe, feraient bien de surveiller le ciel.
