Par Gabrielle Mekoui
Cette rencontre avec les médias survient après plusieurs constats faits par le Synes. En effet après des résolutions adoptées par le Bureau Executif National du Syndicat National des Enseignants du Supérieur (BEN-SYNES), le 31 août 2025 et portées à l´attention du Chef de l´État du Cameroun qui sont restées lettre morte; le SYNES en synergie avec le C.OR.EC (Collectif des Organisations des Enseignants du Cameroun) ont décidé de passer à l´action.
Il était donc question lors de ce point de presse, de présenter aux médias et au grand public ( national et international) leur mot d´ordre à savoir: la grève générale dans toutes les universités d´État dès le 6 octobre 2025 et le déroulé de la dite grève. Il invite tous les enseignants à se soumettre à cette “grève générale” qui consistera dans un premier temps, “à une cessation des activités liées à la tenue des jurys de niveaux et aux soutenances de mémoires et thèses, du 15 au 29 septembre 2025.”.
Dans un second temps, le SYNES invite les enseignants à se soustraire à toute “réunion institutionnelle” du 30 septembre au 5 octobre 2025. Et si le gouvernement ne réagit pas, la grève sera générale à compter du 6 octobre 2025. Cette grève générale concerne toutes les universités d´État et leurs enseignants du Cameroun .
Par ailleurs, le bureau du syndicat, par la voix de son Secrétaire Générae, le professeur Wogaing Fotso Jeannette, affirme qu´il reste ouvert au dialogue. Il annonce dans son communiqué que les enseignants sont disposés à discuter avec les politiques.
Le Syndicat décline toute responsabilité sur l´impact négatif de cette grève dans la formation éducative pour le compte de l´année scolaire 2025-2026. Il tient le gouvernement comme unique responsable de “l´ escalade de ce mouvement de protestation et de son impact inevitable sur l´année scolaire 2025-2026”.
