Par Armand Soussia
La Commission européenne fait l’objet d’une enquête concernant la gestion d’un groupe de discussion privé réunissant la présidente de l’exécutif européen, Ursula von der Leyen, le président ukrainien Volodymyr Zelensky ainsi que plusieurs chefs d’État et de gouvernement européens.
L’investigation, lancée par la Médiatrice européenne, ne porte pas sur le contenu des échanges eux-mêmes, mais sur le refus de la Commission de donner accès à ces communications à la suite d’une demande formulée par des journalistes d’investigation. Selon Bruxelles, la divulgation de ces messages pourrait nuire aux relations internationales de l’Union européenne.
L’existence de ce canal de communication confidentiel avait été révélée au début de l’année. Parmi les participants figuraient également plusieurs dirigeants européens de premier plan. Les discussions auraient notamment porté sur des questions diplomatiques et sur la coordination des positions occidentales face à différents enjeux internationaux.
Cette nouvelle affaire ravive le débat sur la conservation et l’accès aux communications électroniques des responsables européens. Elle intervient alors que la transparence des échanges privés de hauts responsables de l’UE a déjà fait l’objet de controverses par le passé.
Les conclusions de l’enquête pourraient conduire à un réexamen des règles encadrant l’archivage et la publication des communications numériques au sein des institutions européennes.
