Par Idrissa Diallo Bah
Le président Bassirou Diomaye Faye a annoncé sa décision de soumettre au peuple sénégalais le projet de révision de la Constitution récemment adopté par l’Assemblée nationale.
Ce choix marque une nouvelle étape dans un processus de réforme qui suscite depuis plusieurs semaines de profondes divergences au sein de la classe politique sénégalaise. Le texte, porté par la majorité présidentielle, fait l’objet de critiques de la part de l’opposition, qui dénonce certaines dispositions et réclame un débat plus inclusif sur l’avenir institutionnel du pays.
L’annonce du recours au référendum intervient quelques heures après une séance particulièrement tendue à l’Assemblée nationale. Les débats ont été marqués par des incidents ayant conduit à l’expulsion de l’opposant Abdou Mbow de l’hémicycle, après une altercation liée à l’examen du texte.
En décidant de renvoyer la question devant les électeurs, le chef de l’État entend donner une légitimité populaire à cette réforme et permettre aux Sénégalais de se prononcer directement sur les changements institutionnels envisagés.
Élu en 2024 sur la promesse d’une profonde transformation de la gouvernance et des institutions, le président Bassirou Diomaye Faye a fait de la réforme constitutionnelle l’un des axes majeurs de son mandat. Plusieurs acteurs politiques et organisations de la société civile réclamaient toutefois une plus large concertation sur le contenu du texte.
Le recours au référendum ouvre désormais une nouvelle séquence politique au Sénégal, où les partisans du « oui » et du « non » devraient engager une intense campagne dans les prochaines semaines. L’issue du scrutin pourrait avoir des conséquences importantes sur l’architecture institutionnelle du pays et sur l’équilibre des forces politiques à l’approche des prochaines échéances électorales.

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