Par Madani Charaf
La diplomatie autour du dossier irano-américain reste suspendue à Doha. Selon le ministère qatari des Affaires étrangères, Jared Kushner et Steve Witkoff se trouvent bien dans la capitale qatarie, mais leur visite doit se limiter à des échanges avec les médiateurs, sans réunion directe avec des responsables iraniens.
Cette précision contredit les déclarations du président américain Donald Trump, qui avait affirmé que l’Iran avait demandé une rencontre après les échanges de frappes de la semaine dernière. Téhéran, de son côté, maintient qu’aucune négociation directe avec Washington n’est programmée à ce stade.Au cœur des blocages figure notamment la question des fonds iraniens gelés. Doha indique que les 6 milliards de dollars concernés n’ont pas encore été transférés à Téhéran. Pour l’Iran, ce dossier est devenu un test de bonne foi dans l’application du mémorandum d’entente signé avec les États-Unis.
Le mémorandum d’entente signé mi-juin entre Washington et Téhéran devait ouvrir une période de désescalade, notamment autour du détroit d’Ormuz et du dossier nucléaire iranien. Mais les divergences persistent sur le calendrier des discussions, la levée des restrictions financières et les engagements sécuritaires liés à Israël, au Liban et à la liberté de navigation dans le Golfe.
