Par Joël Onana
Sans citer explicitement l’affaire à l’origine de cette vive controverse, la ministre dénonce la diffusion de contenus inappropriés par certaines jeunes filles sur les médias sociaux. Elle pointe notamment l’apologie de la consommation de substances nocives, la recherche du gain facile, la banalisation de la dépravation des mœurs ainsi que la promotion de comportements violents et immoraux.
Le MINPROFF affirme que ces agissements « n’honorent pas la jeune fille » et portent atteinte à la dignité de la personne humaine, qu’il qualifie de « non négociable ». Tout en réaffirmant sa condamnation de toutes les formes d’abus et de violences faites aux femmes et aux filles, le ministère appelle les principales concernées à une prise de conscience urgente afin de renouer avec des comportements responsables.
La ministre invite également les parents à assumer pleinement leur rôle dans l’encadrement et la protection de leurs enfants, estimant que la prévention passe avant tout par une vigilance accrue au sein des familles.
Le communiqué rappelle enfin l’existence de la ligne verte 116, dédiée au signalement des cas d’abus sur les enfants, ainsi que la campagne numérique « Je protège l’enfant partout, fais de même », destinée à renforcer l’engagement collectif en faveur de la protection de l’enfance.
À travers cette prise de position, le ministère assure que ses services centraux, déconcentrés et les Centres de Promotion de la Femme et de la Famille demeurent mobilisés pour accompagner les victimes et sensibiliser les populations, concluant que « protéger une fille, c’est construire le Cameroun de demain ».
