Par Madani Charaf
D’après les sources, le contrat, estimé entre 60 et 70 millions de dollars, porterait notamment sur des missiles QW-12 et FN-16, deux systèmes sol-air portables capables d’engager des avions, des hélicoptères ou des drones évoluant à basse altitude. Les armes seraient fournies par l’intermédiaire d’une société basée à Hong Kong, tandis que plusieurs itinéraires logistiques, par voie terrestre et aérienne, seraient étudiés afin d’assurer leur acheminement vers l’Iran.
Cette livraison intervient alors que Téhéran cherche à reconstituer son dispositif de défense aérienne après plusieurs mois d’affrontements avec Israël et les États-Unis. Les systèmes MANPADS offrent l’avantage d’être facilement transportables et rapidement déployés, permettant de protéger des sites sensibles ou des unités mobiles contre des attaques aériennes à basse altitude.
L’annonce, si elle se confirme, marquerait un nouveau renforcement de la coopération militaire entre Pékin et Téhéran. Toutefois, la Chine a officiellement nié être impliquée dans une telle livraison, tandis que le Pakistan a également rejeté les spéculations selon lesquelles son territoire pourrait servir de voie de transit pour ces armements.
Cette évolution intervient dans un contexte de tensions persistantes au Moyen-Orient, malgré un cessez-le-feu fragile. Les observateurs estiment que ce renforcement des capacités iraniennes pourrait modifier l’équilibre militaire régional et susciter de nouvelles inquiétudes chez les alliés occidentaux et les pays du Golfe.
