Par Ilyass Chirac Poumie
Ce premier tour, réservé aux quinze membres du Conseil de sécurité, place en tête l’ancienne vice-présidente du Costa Rica Rebeca Grynspan, créditée de dix voix d’encouragement. Elle est suivie de l’ancienne ministre guyanaise Carolyn Rodrigues-Birkett, avec neuf voix, tandis que le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, occupe la troisième place avec sept voix. L’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet devance légèrement Macky Sall avant ce dernier.
Si ce résultat offre une première photographie des rapports de force entre les candidats, il ne constitue toutefois pas une décision définitive. Les « straw polls » sont des consultations informelles destinées à mesurer les préférences des membres du Conseil de sécurité avant les votes décisifs.
La procédure doit encore se poursuivre à travers plusieurs tours de scrutin. Le futur secrétaire général devra obtenir au moins neuf voix favorables au sein du Conseil de sécurité, sans faire l’objet d’un veto de l’un des cinq membres permanents : les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Russie ou la Chine.
Pour Macky Sall, cette cinquième place lui permet de rester dans la course, même si les prochains votes seront déterminants pour mesurer sa capacité à rallier davantage de soutiens et à convaincre les membres permanents du Conseil.
Le mandat de l’actuel secrétaire général des Nations unies, António Guterres, arrive à son terme fin 2026. Plusieurs personnalités internationales sont en lice pour lui succéder. Ancien président du Sénégal de 2012 à 2024, Macky Sall bénéficie du soutien officiel de plusieurs États africains, dont le Gabon, et de l’appui de l’Union africaine. Toutefois, la compétition reste ouverte, les votes indicatifs n’ayant qu’une valeur consultative avant le choix final du Conseil de sécurité puis la nomination par l’Assemblée générale des Nations unies.
