Par Joseph OLINGA N.
Le général de division Hector Marie Tchemo n’en démord pas. A travers une prise de parole publique, celui que certains considèrent comme “ex-chef d’Etat-major de l’armée camerounaise” interroge le bien-être du président de la République a qui l’on attribue la signature du décret du 28 juillet dernier, le reléguant en deuxième section de l’armée.
“Le président est une personne avec laquelle j’ai eu des échanges.” Des raisons pour cet officier de l’armée camerounaise de penser que “compte tenu de notre relation, je suis certain que j’aurais été informé. Ou qu’au moins nous aurions eu des discussions sur ce sujet important avant publication de toute décision annonçant mon départ à la retraite après toutes ces années au service de la nation.”
En clair, l’ex- chef d’Etat-major de l’armée remet en cause l’authenticité du décret le reléguant en deuxième section de l’armée. “En l’absence de la procédure que je connais, et compte tenu de toutes les autres ambiguïtés, je m’interroge à juste titre sur l’authenticité dudit décret annonçant mon départ à la retraite.”
Doutes et lucidité
Chef d’Etat-major de l’armée de fait, en l’absence du général d’armée René Claude Meka, titulaire au poste qui connait quelques problèmes de santé ayant nécessité son évacuation sanitaire, le général Hector Marie Tchemo avoue exprimer des doutes sur l’implication “consciente” du chef de l’État camerounais dans la production de l’acte qui lui est attribué.
Accusé d’avoir porté des réserves sur la lucidité et l’état de santé du président de la République, le général Hector Marie Tchemo s’est refusé à tout commentaire public sur la question. L’officier supérieur de l’armée camerounaise promet néanmoins continuer à servir la nation. “Tant que toutes les questions que j’ai soulevé auprès des instances compétentes et les préoccupations que j’ai exprimé en privé (…) n’auront pas été dûment prises en compte.”
