Par Ilyass Chirac Poumie
Parmi les postes diplomatiques concernés figurent notamment Abuja (Nigeria), Bamako (Mali), Brazzaville (Congo), Libreville (Gabon), N’Djamena (Tchad), Ouagadougou (Burkina Faso), Niamey (Niger), Conakry (Guinée), Banjul (Gambie), Lusaka (Zambie), Harare (Zimbabwe) ainsi que plusieurs autres capitales africaines. Les ambassades resteront toutefois ouvertes pour assurer leurs missions diplomatiques, les services aux citoyens américains et certaines prestations consulaires limitées.
En contrepartie, 20 centres régionaux continueront d’assurer le traitement des demandes de visas, parmi lesquels Yaoundé, Dakar, Lagos, Abidjan, Accra, Nairobi, Kinshasa, Johannesburg, Addis-Abeba et Kampala. Les ressortissants des pays dont les postes consulaires ne traiteront plus les visas devront désormais prendre rendez-vous et déposer leurs dossiers dans l’un de ces hubs régionaux. Les visas déjà délivrés restent valides et ne sont pas affectés par cette réforme.
La mesure concerne aussi bien les visas de tourisme et d’affaires que les visas d’immigration, notamment les catégories familiales, professionnelles, les visas de fiancé(e), d’adoption, de diversité (DV) ainsi que certains dossiers de regroupement familial pour réfugiés. Les demandeurs ayant déjà un rendez-vous dans une ambassade concernée recevront des instructions spécifiques par courrier électronique de la part du département d’État.
Cette restructuration constitue l’une des plus importantes réorganisations du réseau consulaire américain en Afrique depuis plusieurs décennies. Washington affirme qu’elle permettra de concentrer les ressources dans des centres spécialisés afin de rendre les contrôles plus uniformes et plus efficaces, tout en maintenant un niveau élevé de vérification des dossiers dans un contexte de durcissement de la politique migratoire américaine.
