Par Joël Onana
Son avocat a confirmé sa libération, mettant un terme à une affaire qui a suscité une vive émotion au sein de la communauté universitaire et parmi les défenseurs des droits des immigrés.
Fatima Ameaka avait été interpellée le 28 juillet à l’aéroport international Baltimore-Washington (BWI) alors qu’elle s’apprêtait à embarquer sur un vol intérieur. Les autorités américaines lui reprochaient d’avoir dépassé la durée de validité de son visa, expiré en juin 2024.
Toutefois, les documents présentés par sa défense montrent qu’elle disposait d’une autorisation de travail valable jusqu’en 2029 et qu’une demande d’asile était en cours d’examen. Son avocat a également affirmé que certains éléments figurant dans le dossier de détention comportaient des erreurs concernant son statut migratoire.
Originaire du Cameroun et ancienne boursière Fulbright, Fatima Ameaka travaille comme chercheuse en santé publique à la Bloomberg School of Public Health de Johns Hopkins. Son arrestation avait provoqué une vague de soutien de la part de l’université, de collègues, d’élus et d’organisations de défense des droits civiques, qui dénonçaient une mesure disproportionnée contre une scientifique reconnue.
Cette affaire intervient alors que l’administration Trump intensifie les contrôles migratoires dans les aéroports américains. Grâce à un renforcement de la coopération entre la Transportation Security Administration (TSA) et l’Ice, les autorités ciblent désormais des voyageurs soupçonnés de violations des règles d’immigration, notamment les dépassements de visa, une stratégie qui suscite de nombreuses critiques de la part d’avocats spécialisés et d’associations de défense des libertés civiles.
