Par Sandra Embollo
Selon ces informations, Joseph Beti Assomo aurait adressé une correspondance au président Paul Biya, actuellement en séjour en Suisse, afin de plaider en faveur des personnes poursuivies dans le dossier Martinez Zogo. Le texte évoquerait également l’implication présumée de plusieurs hauts responsables de l’État dans une initiative visant à obtenir un assouplissement de la procédure judiciaire.
Les mêmes sources soutiennent que cette note aurait finalement été transmise aux services de renseignement pour vérification, après avoir été portée à la connaissance du chef de l’État. Aucune confirmation officielle n’a toutefois été apportée sur l’existence de cette correspondance ni sur l’ouverture d’une quelconque enquête.
Ces allégations interviennent alors que le procès de l’affaire Martinez Zogo se poursuit devant le Tribunal militaire de Yaoundé. Lors des dernières audiences, plusieurs témoignages et éléments versés au dossier ont continué d’alimenter les débats sur les responsabilités présumées de différents accusés, notamment Jean-Pierre Amougou Belinga et l’ancien patron de la Dgre, Maxime Eko Eko.
Sur les médias sociaux, ces nouvelles accusations suscitent de nombreuses réactions et relancent les spéculations autour d’éventuelles pressions politiques sur la procédure judiciaire. Aucune des personnalités citées dans ces informations n’a publiquement réagi à ce stade.
Enlevé le 17 janvier 2023, le journaliste Martinez Zogo a été retrouvé mort quelques jours plus tard, après avoir subi de graves actes de torture. L’affaire constitue l’un des dossiers judiciaires les plus sensibles du Cameroun. Le procès, toujours en cours devant le Tribunal militaire de Yaoundé, est suivi de près par les organisations de défense des droits humains, les médias et plusieurs partenaires internationaux. Les responsabilités définitives relèvent toutefois de la décision de justice à intervenir.
