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Cameroun | Football: Eto’o refuse le face-à-face, Owona Nguini lui répond sèchement

La victoire des Lionnes indomptables à la Can féminine 2026 a relancé la bataille verbale entre Samuel Eto’o et Mathias Éric Owona Nguini. Après une sortie du président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), l’universitaire a rapidement répliqué.

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Par Joël Onana

Samuel Eto’o répond, à sa manière, aux critiques répétées du professeur Mathias Éric Owona Nguini sur sa gestion de la Fecafoot. Dans un message publié après le sacre des Lionnes indomptables, le président de la Fédération évoque « un certain intellectuel » qui chercherait, selon lui, à provoquer un débat.

Sans jamais citer son nom, Eto’o affirme que son interlocuteur « expose aux yeux de tous les limites de sa pensée » et tranche : « Cela n’arrivera pas ». Le président de la Fecafoot estime surtout qu’ils ne sont « pas au même niveau de responsabilité ni dans le même registre ».

L’ancien capitaine des Lions indomptables préfère revendiquer le terrain de l’action.

« Je lui laisse donc les débats qu’il recherche et je continue à consacrer mon énergie à ce qui compte réellement : construire, servir et transmettre ».

écrit-il.

Une sortie qui intervient après le premier sacre continental des Lionnes indomptables et qui apparaît comme une réponse aux nombreuses critiques formulées ces dernières semaines par Mathias Éric Owona Nguini sur la gestion du football camerounais.

Owona Nguini contre-attaque

La réponse de l’universitaire n’a pas tardé. Mathias Éric Owona Nguini rejette d’abord l’idée selon laquelle il chercherait à débattre avec Samuel Eto’o.

« Le semi-illettré dit que je voudrais débattre avec lui ? », lance-t-il dans sa réplique, maintenant ainsi le ton particulièrement virulent de ses précédentes sorties contre le président de la Fecafoot.

Le politologue conteste également l’idée selon laquelle la victoire des Lionnes suffirait à solder les critiques adressées à la gouvernance de la Fédération. Dans une autre intervention après le sacre, il a notamment refusé de faire de cette performance un argument permettant d’attribuer automatiquement le mérite à Samuel Eto’o, rappelant que la Fecafoot n’agit pas seule dans l’organisation et l’encadrement des sélections nationales.

Le duel verbal est donc loin d’être terminé. Là où Samuel Eto’o met désormais en avant les résultats obtenus sur le terrain, Owona Nguini maintient ses critiques sur la gouvernance et refuse de considérer le sacre des Lionnes comme une réponse suffisante aux questions qu’il soulève sur la gestion de la Fécafoot.

Le bras de fer entre Samuel Eto’o et Mathias Éric Owona Nguini ne date pas de cette semaine. Il s’est considérablement durci en juin dernier après plusieurs interventions de l’universitaire sur les plateaux de télévision et sur les médias sociaux.

Owona Nguini avait notamment remis en cause les compétences managériales de l’ancien attaquant du FC Barcelone. « Samuel Eto’o, tes Ballons d’Or ne peuvent suffire. Il faut te former pour gérer le football car tu es très loin d’en avoir le niveau », avait-il déclaré. Il avait résumé son argument par une formule devenue l’un des marqueurs de leur confrontation : « Gérer, ce n’est pas dribbler. »

La Fecafoot avait elle-même réagi aux déclarations de l’universitaire, ouvrant une séquence de réponses et de contre-réponses particulièrement tendue. Owona Nguini avait alors demandé à Samuel Eto’o et à la Fédération d’assumer leur part de responsabilité dans les difficultés des Lions indomptables, notamment après la non-qualification du Cameroun pour la Coupe du monde 2026.

Le conflit dépasse depuis lors la simple appréciation des résultats sportifs. Il oppose deux lectures de la situation du football camerounais : Samuel Eto’o défend son bilan, ses réformes et désormais les résultats obtenus par les sélections, tandis que Mathias Éric Owona Nguini concentre ses attaques sur la gouvernance, les rapports institutionnels et la responsabilité du président fédéral dans les crises qui ont secoué le football camerounais.

Le sacre des Lionnes indomptables vient ainsi offrir à Samuel Eto’o un argument de poids dans cette bataille. Mais, à en juger par la réaction immédiate de Mathias Éric Owona Nguini, il n’a manifestement pas mis fin à la polémique.

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