Par Christopher Dumfries
Nathan Cofnas affirme que sa vie serait menacée après la veillée pacifique organisée le 17 août à Trafalgar Square, à Londres, en hommage à Jason Arday, ancien professeur à l’université de Cambridge décédé à 41 ans.
« Il y a un rassemblement anti-Cofnas à Trafalgar Square avec environ 15 000 participants. Si j’étais à Londres, il y aurait une réelle possibilité que je sois assassiné », a écrit sur les médias sociaux celui qui se présente comme un « réaliste racial ». Aucun incident violent n’a toutefois été signalé lors de la cérémonie.
Organisée par le mouvement antiraciste Stand Up to Racism, la veillée a réuni plusieurs milliers de personnes, vêtues de noir et munies de fleurs. Les estimations varient selon les sources : Cofnas a évoqué 15 000 participants, tandis que les organisateurs ont avancé un chiffre plus élevé. Plusieurs personnalités, dont les députées Diane Abbott et Bell Ribeiro-Addy, ont dénoncé le traitement médiatique infligé au professeur.
Nathan Cofnas avait contribué à rendre publiques, quelques semaines avant la mort de Jason Arday, des accusations de plagiat visant sa thèse de doctorat de 2015. Il affirmait avoir soumis le document à un logiciel de détection ayant relevé de nombreuses similitudes avec des travaux antérieurs. Arday avait contesté les accusations de plagiat, tandis que l’université de Cambridge avait ouvert une enquête sur son parcours académique.
Nommé en 2023, Jason Arday était devenu le plus jeune professeur noir de l’histoire de Cambridge. Il avait démissionné le 5 août, dénonçant les conséquences de la controverse sur sa santé et sa famille. Retrouvé sans vie à Battersea, dans le sud de Londres, son décès est considéré comme inattendu, mais non suspect par la police britannique.
