Par Zobel A. Mbon
Tout commence par une politique stricte de zéro déforestation : aucune parcelle n’est créée au détriment de la forêt primaire. Les zones à Haute Valeur de Conservation et à Haut Stock de Carbone sont cartographiées et sanctuarisées au sein des concessions de Mbongo, Eséka, Edéa, Dibombari, Kienké et Mbambou. Plusieurs hectares y sont conservés comme refuges de biodiversité, font l’objet d’inventaires réguliers avec des experts et sont restaurés grâce à des pépinières internes produisant des essences locales pour le reboisement des berges.
Le deuxième pilier est l’économie circulaire où rien ne se perd. Dans les huileries, les fibres et les coques issues du pressage alimentent des chaudières biomasse qui fournissent près de 90% de l’électricité et de la vapeur, réduisant le recours aux énergies fossiles. Les effluents liquides sont traités naturellement en bassins de lagunage, puis mélangés aux rafles pour produire un compost riche qui retourne aux champs. Ce fertilisant organique diminue de plus de 30% l’usage d’engrais chimiques et améliore la fertilité des sols, tandis que les bassins captent le méthane, gaz 25 fois plus puissant que le CO2, pour limiter l’impact climatique.
La gestion de l’eau et des sols et l’exigence de certification constituent le troisième pilier. Contre l’érosion, la Socapalm généralise les plantes de couverture fixatrices d’azote, le paillage systématique et le maintien d’une couverture végétale permanente. Chaque huilerie dispose d’une station de traitement des eaux dont les rejets sont analysés trimestriellement par des laboratoires agréés, avec un réseau de piézomètres qui surveille nappes phréatiques et eaux de surface. Cette rigueur est encadrée par la certification RSPO, label mondial de l’huile de palme durable qui audite traçabilité et respect environnemental, et par la norme ISO 14001 qui pousse à réduire continuellement l’empreinte carbone par tonne d’huile produite.
Enfin, la durabilité se cultive chez les femmes et les hommes. Des opérations de reboisement participatif sont menées avec les villages riverains, des programmes d’éducation environnementale sont dispensés dans les écoles soutenues par la Socapalm et des campagnes de lutte contre les feux de brousse sont organisées chaque saison sèche. En interne, les Minutes HSE hebdomadaires intègrent un volet écologique pour ancrer les écogestes auprès de tous les employés. En conjuguant performance agricole et conscience écologique, la Socapalm démontre que le respect de l’environnement n’est pas une charge mais un investissement qui sécurise les rendements, renforce la confiance et assure la pérennité de l’activité pour les décennies.
