Accueil » 🇨🇲 Cameroun | Djeuga Palace sommé de libérer sous 48 heures un site de l’ex-Regifercam à Douala

🇨🇲 Cameroun | Djeuga Palace sommé de libérer sous 48 heures un site de l’ex-Regifercam à Douala

Douala, 25 août 2026 – La Société hôtelière Djeuga Palace, associée au député et homme d’affaires Jean-Claude Feutheu, a reçu un commandement lui demandant de libérer, dans un délai de 48 heures, le terrain qu’elle occupe au giratoire Joss, dans le centre administratif de Douala.

0 comments

Par Armand Soussia

L’acte a été délivré par le ministère de Me Guy Efon, huissier de justice à Douala. Il intervient dans le prolongement d’un contentieux foncier opposant, depuis 2008, la Société hôtelière Djeuga Palace au Cabinet Conseil Atou, chargé de la sauvegarde de certains actifs résiduels de l’ancienne Régie nationale des chemins de fer du Cameroun.

Au cœur du litige figure le titre foncier n°318/WA. Le ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières a rétracté la concession définitive accordée à la société hôtelière, estimant que la parcelle concernée appartenait à l’emprise ferroviaire de l’ex-Regifercam, délimitée par un arrêté datant du 6 avril 1926.

Lors de son attribution en 2008, le terrain avait été classé comme une dépendance du domaine national de deuxième catégorie, une qualification applicable aux terres libres de toute occupation. Cette classification est contestée par le Cabinet Conseil Atou, qui soutient que des installations ferroviaires existaient déjà sur le site.

La concession initiale portait sur 5 314 m², pour un montant évalué entre 26,5 et 29 millions de Fcfa. Le Cabinet Conseil Atou affirme cependant que l’occupation aurait été étendue à plus d’un hectare. L’estimation de 10 milliards de Fcfa avancée pour la valeur du terrain provient également de cette partie au litige et ne constitue pas une évaluation judiciaire définitive.

Le dossier a connu plusieurs rebondissements. Le 17 juillet 2026, le tribunal administratif du Littoral avait suspendu les effets d’un premier arrêté ministériel annulant le titre foncier. Cette décision provisoire ne tranchait toutefois pas le fond du contentieux. Une nouvelle annulation administrative du titre aurait ensuite été prononcée le 30 juillet, ouvrant la voie aux nouvelles démarches d’expulsion.

Le commandement de libérer les lieux marque ainsi une nouvelle étape dans cette bataille foncière vieille de 17 ans. Il ne signifie cependant pas nécessairement la fermeture immédiate de l’établissement, les responsables de Djeuga Palace pouvant encore engager des recours judiciaires contre la procédure d’exécution.

You may also like

0 0 votes
Évaluation de l'article
Subscribe
Notify of
guest

0 Commentaires
Need Help? Chat with us
Panorama Papers
Support online
0
Would love your thoughts, please comment.x
()
x