Par Arlette A. Nga
Selon les informations recueillies, l’homme aurait quitté le domicile conjugal pour s’installer ailleurs avec une voisine qu’il envisagerait d’épouser comme seconde femme, alors que son mariage actuel aurait été célébré sous le régime monogamique.
La victime assure avoir alerté, sans obtenir de protection effective, les autorités compétentes ainsi que les services sociaux sur les violences qu’elle subissait. Cette absence de réponse fait craindre une aggravation de la situation et relance les interrogations sur la prise en charge des femmes exposées aux violences au sein du couple.
Cette affaire interpelle directement le ministère de la Promotion de la femme et de la Famille, dirigé par Marie-Thérèse Abena Ondoa, dont l’action reste vivement critiquée face à la répétition des féminicides et des agressions conjugales au Cameroun.
La victime doit bénéficier sans délai d’une protection, de soins médicaux et d’un accompagnement judiciaire. Les autorités sont également appelées à retrouver l’époux mis en cause, à recueillir sa version des faits et à établir les responsabilités.
