Par Joël Onana
L’avion transportant Benyamin Nétanyahou vers la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies a traversé l’espace aérien de quatre États membres de la CPI sans être inquiété. Il s’agit de son neuvième survol de la France depuis l’émission, le 21 novembre 2024, d’un mandat d’arrêt à son encontre pour des accusations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
Cette traversée n’entraîne toutefois aucune obligation immédiate d’interpellation. Selon le juge international Gilbert Bitti, cité par Le Monde, la CPI n’a jamais demandé à ses États membres d’arrêter une personne recherchée lorsque celle-ci se trouve simplement à bord d’un avion survolant leur territoire. L’exécution d’un mandat dépend principalement de la capacité effective des autorités à appréhender le suspect, notamment lorsqu’il se trouve physiquement sur leur sol.
Le ministère français des affaires étrangères affirme, de son côté, que Paris respecte pleinement ses engagements internationaux. Le Quai d’Orsay soutient que le Statut de Rome, texte fondateur de la CPI, n’impose pas aux États parties d’intervenir contre un aéronef d’État transportant une personne visée par un mandat d’arrêt.
Benyamin Nétanyahou s’est rendu à New York pour prendre la parole devant l’Assemblée générale de l’Onu, dans un contexte marqué par la poursuite de la guerre à Gaza et par les pressions croissantes exercées contre la CPI et ses magistrats. Israël, qui ne reconnaît pas la compétence de la Cour dans cette affaire, rejette les accusations formulées contre son premier ministre.
