Par Ross Hill
Washington, 8 octobre 2026 (Panorama Papers) – La guerre des visas s’étend aux campus. Le vice-président JD Vance a annoncé jeudi l’ouverture d’enquêtes fédérales contre neuf universités américaines — Harvard, Yale, Stanford, Brown, Pittsburgh, UC Davis, Caltech, Arizona State et le MIT — soupçonnées d’exploiter frauduleusement le programme de visas J-1, qui permet d’accueillir des chercheurs et étudiants étrangers.
« Quelque chose de bizarre se passe dans ces universités », a lancé JD Vance. « Elles utilisent ces visas beaucoup trop. Elles s’en servent pour tirer vers le bas les salaires des étudiants diplômés et des chercheurs américains, et cela doit tout simplement cesser. » Selon lui, 61 % des chercheurs travaillant sur des projets financés par des fonds fédéraux dans ces neuf établissements seraient détenteurs de visas J-1, contre une moyenne nationale de 38 % — des chiffres dont il n’a pas expliqué le mode de calcul.
L’inspecteur général du département du Travail, Anthony D’Esposito, a précisé que des assignations ont déjà été signifiées aux neuf établissements et qu’une équipe spéciale anti-fraude aux visas est mise en place. « Si une université américaine enfreint la loi pour économiser un dollar tout en exposant la recherche américaine à un adversaire étranger, ce n’est pas de l’excellence académique. C’est une trahison institutionnelle », a-t-il asséné.
Les universités ciblées ont commencé à réagir : le MIT souligne que chacun de ses détenteurs de visa J-1 a été « contrôlé et autorisé » par le gouvernement américain ; Yale se dit « engagée à respecter pleinement les règles fédérales » ; Stanford et UC Davis promettent de coopérer.
Cette offensive intervient le jour même de la suspension de Microsoft, Adobe et des géants de l’outsourcing du programme de green cards — et au lendemain d’une proposition du département de la Sécurité intérieure instaurant une redevance de 70 000 dollars par étudiant étranger pour le programme de travail post-diplôme. En vingt-quatre heures, l’administration a ainsi frappé les trois piliers de l’immigration qualifiée : les entreprises, les universités et les étudiants eux-mêmes.
