Par Arlette Akoumou Nga
Maître Georgie Massi Ngakele, avocat de Steve Nbienu Kouadio et de Muriel Blanche, a publié une longue prise de position rappelant la gravité de la diffamation et du cyberharcèlement, citant plusieurs exemples historiques et contemporains pour souligner les conséquences parfois irréparables de telles accusations. Il invoque le Code pénal camerounais ainsi que la loi sur la cybersécurité pour justifier les poursuites engagées contre Aïcha Nkamoise.
En réponse, le camp de la blogueuse conteste la régularité de la procédure ayant conduit à son interpellation à l’aéroport de Douala, dénonçant une atteinte aux libertés individuelles et une instrumentalisation judiciaire.
Dans un second texte, les soutiens de la partie civile rejettent ces accusations et estiment que la mesure prise visait notamment à prévenir un possible départ du territoire, Aïcha Nkamoise disposant selon eux d’une résidence permanente en France. Ils accusent également la défense de vouloir déplacer le débat juridique vers le terrain émotionnel et médiatique.
Au centre du dossier demeurent plusieurs questions : la matérialité des propos reprochés, leur éventuelle qualification pénale, ainsi que la conformité de la procédure avec le droit camerounais.
L’affaire a débuté après l’interpellation d’Aïcha Nkamoise alors qu’elle s’apprêtait à quitter le Cameroun. Elle fait suite à une plainte liée à des publications jugées diffamatoires visant le couple Nbienu. Au Cameroun, les infractions de diffamation, injure publique et cyberharcèlement sont encadrées par le Code pénal et la loi de 2010 sur la cybersécurité et la cybercriminalité. Ces affaires mêlant médias sociaux, réputation publique et justice suscitent régulièrement de vifs débats dans l’opinion.
