Par Ilyass Chirac Poumie
« Je ne pense pas que le président Gianni Infantino ait fait quelque chose de mal », a déclaré l’ancien capitaine des Lions indomptables. Selon lui, la fronde actuelle est avant tout liée à la proximité de l’élection présidentielle de la Fifa, prévue en mars 2027.
Samuel Eto’o estime que le dirigeant italo-suisse a profondément transformé le football mondial en offrant davantage de possibilités aux petites nations. Il a notamment salué l’élargissement de la Coupe du monde et les programmes de développement accordés aux fédérations africaines.
« Il a aidé notre continent et permis à nos fédérations de se développer beaucoup plus rapidement. Nous devons le reconnaître et le soutenir »,
a-t-il insisté.
Cette sortie, largement reprise par la presse internationale, intervient alors que Gianni Infantino est fragilisé par son projet, finalement abandonné, d’ouvrir une partie des droits commerciaux des compétitions de la Fifa aux investisseurs privés. L’UEefa, la Confédération asiatique et la Concacaf ont contesté sa gouvernance, tandis que plusieurs dirigeants et fédérations lui ont retiré leur soutien.
À contre-courant de cette fronde, la Confédération africaine de football a réaffirmé son soutien unanime au président de la Fifa. Samuel Eto’o devient ainsi l’une des principales figures du football mondial à prendre ouvertement sa défense, au moment où le président del’UEefa, Aleksander Čeferin, lui demande de quitter ses fonctions ou de se préparer à affronter un adversaire lors de la prochaine élection.
