Par Félix C. Ebolé Bola
La société Impex Trading, promotrice du projet «Ndolle City» au Cameroun, a indiqué n’avoir «jamais sollicité de garantie intérieure ou extérieure auprès» de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac).
Interrogé par la rédaction son leader, Abraham Junior Ngosso, précise que son projet est intégré dans un consortium avec des partenaires internationaux pour un montant supérieur à 10,7 milliards de dollars, mobilisés sans participation de la Banque centrale.
«Le rôle de la Beac, martèle-t-il, demeure celui d’encadrement réglementaire, que la société respecte pleinement.»
L’Institut d’émission, rappelle-t-on, avait émis un avis défavorable sur «Ndolle City», présenté par M. Ngosso comme un mégaprojet de ville écotouristique, moderne et digitale en développement à Sikoum-Dibamba, à proximité de la métropole économique, Douala.
L’entreprise, qui dit bénéficier du soutien du chef de l’Etat, Paul Biya, affirme avoir rempli les conditions de maturation financière exigées par la Beac depuis janvier 2025.
Elle indique avoir transmis, depuis janvier 2026, un dossier de 500 pages à la Banque centrale, sous couvert de sa direction nationale, comprenant la très haute instruction du président de la République du Cameroun, des accords obtenus auprès de plusieurs administrations compétentes, un arrêté du Premier ministre mais aussi des conventions signées avec des organismes institutionnels ainsi qu’un plan de décaissement validé par un comité interministériel et un expert-comptable.
Elle met également en avant des documents administratifs et financiers la concernant et ceux de ses partenaires, un accord de couverture des risques souscrit auprès d’un pool d’assureurs et divers certificats internationaux.
