Par Ross Hill
Ottawa – Les nouvelles dispositions canadiennes sur la citoyenneté par filiation suscitent un vif intérêt chez les citoyens américains. Depuis l’entrée en vigueur de la réforme en décembre 2025, les autorités canadiennes enregistrent plus de 1 000 approbations supplémentaires par mois pour les demandes de preuve de citoyenneté fondées sur l’ascendance canadienne. Les chiffres officiels montrent qu’environ 48 % de ces nouvelles approbations concernent des demandeurs résidant aux États-Unis.
La réforme a supprimé la limitation qui réservait auparavant la transmission automatique de la citoyenneté aux seuls enfants de première génération nés à l’étranger. Désormais, les descendants de Canadiens sur plusieurs générations peuvent faire reconnaître leur citoyenneté, à condition de démontrer leur lien de filiation. Cette évolution découle d’une décision de justice rendue en 2023, qui avait jugé les anciennes restrictions contraires à la Constitution canadienne.
Selon plusieurs avocats spécialisés en immigration, de nombreux Américains voient dans cette citoyenneté un moyen de conserver une option d’installation, d’études ou de travail au Canada. Cette tendance intervient alors que les relations entre les deux pays se sont dégradées sous la présidence de Donald Trump, notamment en raison des différends commerciaux et des déclarations sur une éventuelle annexion du Canada comme « 51e État » des États-Unis.
Les autorités canadiennes précisent toutefois que les nouveaux citoyens n’ayant jamais résidé au Canada ne pourront pas transmettre indéfiniment cette citoyenneté à leurs descendants nés à l’étranger.
Le Parlement canadien a adopté en décembre 2025 le projet de loi C-3, abolissant la limite de première génération pour la citoyenneté par descendance. Cette réforme pourrait rendre des millions de personnes à travers le monde, notamment aux États-Unis, admissibles à la citoyenneté canadienne en raison de leurs origines familiales.
