Par Hajer Elina
Au cours de son intervention, le responsable religieux a surtout créé le débat en désignant le président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), Cabral Libii, comme le candidat qu’il juge le mieux placé pour assurer la relève à la tête du pays.
Pour Dieunedort Kamdem, Cabral Libii incarne une nouvelle génération de responsables politiques et dispose du profil susceptible de répondre aux attentes d’une partie de la jeunesse camerounaise. Cette prise de position intervient alors que les discussions sur la succession de Paul Biya se multiplient, dans un contexte marqué par la longue absence du chef de l’État et les interrogations sur l’avenir du pouvoir.
Figure montante de l’opposition depuis plusieurs années, Cabral Libii avait pris part à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Selon les résultats proclamés par le Conseil constitutionnel, il avait obtenu 3,41 % des suffrages, derrière le président sortant Paul Biya, crédité de 53,66 %, et Issa Tchiroma Bakary, arrivé en deuxième position avec 35,19 % des voix.
Malgré ce résultat, le président du PCRN demeure l’une des principales figures de l’opposition camerounaise. Depuis la présidentielle, il poursuit ses tournées à travers le pays et travaille à la restructuration de son parti en vue des prochaines élections municipales et législatives.
Les déclarations du pasteur Dieunedort Kamdem viennent ainsi alimenter le débat sur la succession politique au Cameroun, où plusieurs personnalités sont régulièrement citées parmi les prétendants potentiels à la magistrature suprême, dans un climat marqué par de nombreuses spéculations sur l’avenir du régime.
