Par Sandra Embollo
Intitulée « Le Cameroun a besoin d’un milieu de terrain, Monsieur le Président », cette tribune intervient au lendemain du retour au pays du chef de l’État, après un séjour prolongé à l’étranger. Mohamed Rahim Noumeu estime que ce retour ouvre une période décisive, marquée par une attente croissante de changement au sein de la population.
Il évoque notamment la nécessité d’améliorer les conditions de vie des Camerounais, de renforcer les services publics, d’offrir de meilleures perspectives à la jeunesse, de moderniser les institutions et de dynamiser l’économie, tout en préservant la stabilité nationale.
Dans ce contexte, le président du mouvement des Franckistes présente Franck Biya comme une possible réponse à ces aspirations. Il décrit le fils du chef de l’État comme une personnalité mesurée, éloignée des tensions politiciennes et épargnée par les récents scandales publics. Selon lui, sa nomination à la vice-présidence favoriserait une « continuité apaisée » et donnerait une nouvelle impulsion à l’action gouvernementale.
Cette prise de position relance le débat sur le rôle politique de Franck Biya et sur la succession à la tête de l’État. Bien qu’il ne détienne officiellement aucune fonction élective ou gouvernementale, son nom est régulièrement évoqué par ses partisans parmi les personnalités susceptibles d’occuper les plus hautes responsabilités.
Le mouvement des Franckistes milite depuis plusieurs années pour son entrée officielle en politique. Franck Biya ne s’est toutefois jamais publiquement déclaré candidat à une fonction institutionnelle ni prononcé sur les appels lancés en sa faveur.
