Par Mon’Esse
Le vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), Mamadou Mota, a qualifié lundi de «gastrotrophie» l’attitude du polémiste Dieudonné Essomba, qui sur les plateaux de télévision justifie «cette faim insatiable qui pousse à justifier l’injustifiable pour une miette de pain tombée de la table du Prince».
Evoquant l’attitude de M. Essomba, dimanche sur une chaîne locale, prétendant que le choix d’une administration — un rouage bureaucratique — prime sur la volonté souveraine d’un parti et de ses textes, et donc estime que les derniers mouvements au sein du Mrc, qui ont remis Maurice Kamto à la présidence après une absence de près de 3 mois pour des motifs électoralistes, doivent être cassés par le ministre de l’Administration territoriale (Minat), Paul Atanga Nji.
Il s’agit, estime Mamadou Mota, d’
«une insulte à l’intelligence, une gifle à la science cartésienne que vous invoquez sans doute pour briller dans les dîners en ville, mais que vous trahissez à chaque syllabe. Où est la logique ? Où est la rigueur ?»
Pour lui, le rôle de l’intellectuel n’est pas de servir de mégaphone aux circulaires ministérielles, mais d’être le gardien de la Loi, le critique du Pouvoir, celui qui interroge la norme quand elle devient absurde.
Dire que le Minat donne «la voie à suivre», au détriment des statuts d’une organisation libre, c’est professer le culte de l’arbitraire, c’est agir en forme de sélection naturelle inversée.
«Vous avez choisi de régresser, de troquer la station debout de l’homme libre pour la reptation confortable de l’obligé. On ne discute pas avec un estomac, car un estomac n’a pas d’oreilles, il n’a que des besoins.»
Et de rappeler qu’un parti politique est une association régie par ses propres textes, l’administration n’ayant qu’un rôle de constat, pas de substitution à la volonté des militants.
