Par Joseph OLINGA N.
A l’origine d’un débat houleux et passionné depuis son introduction à l’Assemblée nationale, le projet de modification de l’article 170 du Code électoral sera débattu dès ce 02 avril au sein du Congrès du parlement. L’instance mixte constituée de quinze (15) députés et autant de sénateurs doit se réunir jusqu’au 05 avril prochain pour valider ou rejeter la proposition de loi initiée par le président de la République, Paul Biya. Approché par Panorama Papers, le député élu sous la bannière de l’Union démocratique du Cameroun (Udc), Adamou Koupit explique qu’il s’agit d’une procédure prévue par la loi fondamentale.
“La Constitution n’est révisée qu’en congrès, donc les deux chambres siégeant ensemble.” Explique le député dont le parti est néanmoins opposé à cette révision “partisane et parcellaire” qui selon lui est une violation”flagrante” de la démocratie.
Une posture partagée par le président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn), Cabral Libii. Le député à l’Assemblée nationale précise que les députés et sénateurs réunis au sein de la commission mixte en charge de l’examen du projet de modification de l’article 170 du Code électoral ” vont examiner le projet au fond, dresser et présenter un rapport à une autre plénière pour son adoption finale.”
Le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn) et l’Union démocratique du Cameroun (Udc) sont néanmoins opposés à la modification de l’article 170 du Code électoral qui donne au président de la République la latitude de décider de la rallonge des mandats des conseillers municipaux. Une prérogative dénoncée du fait que les mandats des élus locaux sont déterminés par les électeurs lors des scrutins.
A travers une mouture d’amendement rendue publique le 30 mars dernier, le Pcrn à travers le député Bienvenu Njip propose que les circonstances particulières concourant à la rallonge des mandats des élus locaux soient “exclusivement” aux zones en crise.
