Par Sandra Embollo
Le ministère de la Santé publique, à travers la Direction de la Lutte contre la Maladie, les Épidémies et les Pandémies, a procédé le vendredi 23 janvier 2026 à l’activation du Système de Gestion de l’Incident (SGI). La rencontre s’est tenue au Centre de Coordination des Opérations d’Urgence de Santé Publique et a été couplée à la réunion de coordination de la Surveillance Intégrée de la Maladie et de la Riposte (SIMR).
Cette décision intervient dans un contexte épidémiologique sous étroite surveillance, marqué par la détection de 78 cas de Mpox sur l’ensemble du territoire national, dont 8 cas confirmés. Les régions du Centre, du Littoral et du Sud-Ouest sont actuellement concernées, ce qui appelle à une vigilance accrue et à une coordination renforcée des interventions sanitaires.
La réunion a permis de faire le point sur l’évolution de la maladie, d’harmoniser les stratégies de riposte et de renforcer la collaboration entre les différents acteurs impliqués dans la surveillance, la prévention et la prise en charge des cas.
À travers l’activation du SGI, les autorités sanitaires entendent optimiser la surveillance épidémiologique, améliorer la prise en charge des patients, renforcer la communication sur les risques et assurer une mobilisation rapide des ressources afin de limiter la propagation du Mpox et de protéger les populations.
Le Mpox, anciennement appelé variole du singe, est une maladie virale transmissible à l’homme, pouvant se propager par contact étroit avec une personne infectée, des animaux ou des objets contaminés. Le Cameroun, à l’instar de plusieurs pays, a renforcé ces dernières années ses mécanismes de préparation et de réponse aux urgences sanitaires, notamment à travers la mise en œuvre du SGI et de la Surveillance Intégrée de la Maladie et de la Riposte, conformément à ses engagements en matière de sécurité sanitaire nationale.
