Par Joël Onana
La controverse autour des obsèques de Anicet Ekane s’intensifie. Mariane Simon Ekane a publiquement appelé la veuve du défunt, les responsables du MANIDEM ainsi que sept des onze frères d’Anicet Ekane à boycotter l’organisation des funérailles.
En cause, une décision de justice attribuant la responsabilité des obsèques à Dr Muna Ekane. Une décision que Mariane Simon Ekane rejette fermement, estimant qu’elle va à l’encontre des dernières volontés du défunt, décédé en détention l’année dernière. Elle qualifie cette décision de « deuxième mort d’Anicet Ekane ».
Selon un enregistrement vocal rendu public, Anicet Ekane aurait exprimé le souhait que le MANIDEM « préside la direction » de ses obsèques. Il y aurait notamment désigné Dongmo comme principal responsable de l’organisation, assisté de Simon Ekane et de Ketchateng.
Ce dernier, initialement impliqué dans le comité d’organisation, avait annoncé sa démission au début du mois de mars, avant de se désolidariser du Manidem quelques semaines plus tard.
Dans une déclaration sans équivoque, Mariane Simon Ekane a affirmé : « Si cela ne dépendait que de moi, je les laisse organiser ces obsèques sans la veuve, sans le Manidem, ni sept des onze frères d’Anicet ».
Figure du nationalisme camerounais, Anicet Ekane était un cadre du MANIDEM. Son décès en détention a suscité une vive émotion et ravivé les tensions politiques autour de son héritage et de la gestion de sa mémoire. Depuis l’annonce de ses obsèques, des divergences profondes opposent membres de la famille, responsables politiques et proches du défunt quant à leur organisation.
