Par Joël Onana
L’auteur rappelle qu’en février 2020, Seidou Mbombo Njoya et Joshua Osih, alors vice-président de la Fecafoot chargé du marketing, avaient rencontré les responsables de Guinness Cameroun pour leur proposer un partenariat dépassant le simple sponsoring publicitaire.
L’objectif présenté par l’ancien dirigeant fédéral était particulièrement ambitieux : permettre au Cameroun de remporter la Coupe d’Afrique des nations féminine dans un délai de cinq ans, avant de viser la Coupe du monde à l’horizon 2030.
Cette démarche avait conduit, le 13 novembre 2020 à Douala, à l’officialisation du partenariat entre Guinness Cameroun et la Fecafoot, puis à la création de la Guinness Super League. Le projet visait à garantir aux joueuses un championnat régulier, compétitif et suffisamment stable pour alimenter les différentes sélections nationales.
Selon Mathias Nana, huit des onze titulaires de la sélection camerounaise sacrée championne d’Afrique sont issues de cette compétition. La ligue est également devenue un important réservoir pour les équipes nationales féminines U17, U20 et seniors.
L’ancien responsable souligne surtout la durée du partenariat, sécurisé sur cinq ans après une première saison expérimentale. Une constance rare dans le sponsoring sportif camerounais, qui a permis de maintenir le championnat féminin en activité et d’offrir davantage de visibilité aux joueuses locales.
« Les fruits ont tenu la promesse des fleurs », conclut Mathias Nana, qui associe à cet hommage les Lionnes indomptables et Guinness Cameroun.
Seidou Mbombo Njoya a dirigé la Fecafoot de décembre 2018 à décembre 2021, avant l’élection de Samuel Eto’o. Son mandat a notamment été marqué par la structuration du championnat féminin à travers la Guinness Super League.
Le sacre continental des Lionnes en 2026, le premier de leur histoire, intervient après plusieurs finales perdues, notamment en 2004, 2014 et 2016. Cette victoire relance également le débat sur la continuité des politiques sportives et la part respective des différents dirigeants fédéraux dans les résultats actuels.
Si la gestion en cours de la Fecafoot accompagne désormais les performances des sélections nationales, l’hommage de Mathias Nana rappelle que certaines réussites reposent aussi sur des projets lancés et consolidés plusieurs années auparavant.
