Par Joël Onana
Cap Études précise que cet état de chose, une évolution dans la procédure habituelle, est confirmée par une publication de Campus France Cameroun sur sa page Facebook le 9 juillet 2026 concernant les établissements privés (hors programmes de mobilité encadrés). Cette nouvelle donne, souligne le Collectif, suscite de vives inquiétudes au sein des familles camerounaises.
Les concernés estiment que cette exigence remet en cause les modalités de paiement échelonné proposées par plusieurs établissements français et risque d’exclure des étudiants pourtant régulièrement admis et capables de financer leurs études sur la durée, sans pouvoir mobiliser immédiatement plusieurs millions de francs Cfa.
D’emblée, le Collectif précise que cette démarche ne constitue en aucun cas une remise en cause du droit souverain de la France à définir sa politique de délivrance des visas. Elle vise plutôt à attirer l’attention sur les conséquences concrètes que certaines modalités d’application peuvent avoir sur l’accès à l’enseignement supérieur pour les étudiants issus des classes moyennes africaines. Ces étudiants regroupés au sein de ce Collectif, expriment tout simplement leur profonde préoccupation face aux nombreuses déceptions des étudiants, des familles et des professionnels de la mobilité internationale concernant l’évolution des conditions financières exigées dans le cadre des demandes de visas des étudiants camerounais désireux d’intégrer les établissements universitaires privés en France.
Le collectif invite par ailleurs tous les participants à observer un comportement responsable, respectueux et strictement pacifique durant cette mobilisation. Cap Études confie dans foulée, vouloir poursuivre sa mission d’information, d’écoute et de plaidoyer afin que la mobilité internationale demeure un vecteur d’égalité des chances, de coopération et de développement. L’objectif visé par cette mobilisation est de sensibiliser l’opinion publique aux conséquences potentielles de ces nouvelles exigences financières et d’encourager l’ouverture d’un dialogue constructif avec les autorités françaises.
Créé pour défendre le droit des étudiants à poursuivre leurs études dans des conditions justes, transparentes et accessibles, Cap Études considère que toute mise à jour des procédures administratives ayant un impact significatif sur l’accès à l’enseignement supérieur mérite un dialogue ouvert entre les autorités concernées et les familles. Ce Collectif est enfin convaincu que le Cameroun entretient depuis plusieurs décennies une relation académique forte avec la France.
Chaque année, plusieurs milliers d’étudiants camerounais rejoignent les universités, écoles d’ingénieurs, écoles de commerce et grandes écoles françaises, contribuant au renforcement des liens scientifiques, économiques, culturels et humains entre les deux pays. Pour le Collectif, préserver cette dynamique constitue un enjeu majeur pour les générations futures.
A propos de Cap Études
Le Collectif pour l’accès aux projets d’études (Cap Études) est un mouvement citoyen indépendant qui rassemble des étudiants, des parents, des professionnels de la mobilité internationale, des acteurs de l’éducation et des citoyens engagés pour défendre un accès équitable, transparent et accessible aux études supérieures à l’international. Le collectif agit comme une plateforme d’information, d’écoute, d’accompagnement et de mobilisation citoyenne en faveur des étudiants dont les projets académiques sont affectés par les évolutions des politiques de mobilité internationale.
