Par Ilyass Chirac Poumie
Le président français Emmanuel Macron, qui sera toute la journée en contact avec ses homologues européens, entend demander l’activation de l’instrument anti-coercition de l’Union européenne si les menaces de surtaxes douanières brandies par Donald Trump sont mises à exécution, a indiqué son entourage.
Cet outil, dont la mise en œuvre nécessite une majorité qualifiée des États membres de l’Union européenne, permet notamment le gel de l’accès aux marchés publics européens ou encore le blocage de certains investissements étrangers.
Par ailleurs, les menaces commerciales américaines posent la question de la validité de l’accord sur les tarifs douaniers conclu entre l’Union européenne et les États-Unis en juillet dernier, a souligné un proche du président français, laissant entendre que Bruxelles pourrait revoir sa position en cas d’escalade.
L’instrument anti-coercition de l’Union européenne a été conçu pour répondre aux pressions économiques exercées par des pays tiers sur les États membres ou sur l’Union dans son ensemble. Il vise à dissuader et, le cas échéant, à sanctionner des mesures commerciales jugées hostiles, tout en renforçant l’autonomie stratégique de l’UE dans un contexte de tensions commerciales croissantes entre grandes puissances.
