Par Ashton Glen
Aux États-Unis, plusieurs sondages publiés ces derniers jours montrent qu’une majorité relative de citoyens désapprouvent l’action militaire menée contre Iran, dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient.
Selon une enquête de Quinnipiac University, 53 % des électeurs inscrits déclarent s’opposer aux frappes américaines contre l’Iran, contre 40 % qui y sont favorables, tandis qu’environ 10 % restent indécis. Un autre sondage réalisé par Ipsos indique également davantage d’opinions défavorables (43 %) que favorables (29 %).
Des consultations rapides menées par The Washington Post et CNN, peu après le lancement des attaques conjointes menées par les États-Unis et Israël, montrent une tendance similaire : davantage d’Américains rejettent l’intervention militaire qu’ils ne l’approuvent.
En revanche, un sondage de Fox News présente une opinion plus partagée, avec une population divisée à parts égales entre approbation et désapprobation.
Les enquêtes mettent également en évidence des divisions politiques marquées. Les électeurs démocrates et indépendants se montrent nettement plus critiques à l’égard de l’intervention, tandis que les républicains y sont plus favorables, même si leurs opinions restent elles aussi partagées.
Par ailleurs, une majorité de personnes interrogées estime que l’administration de Donald Trump n’a pas fourni d’explications suffisamment claires concernant les raisons des frappes. Dans le sondage Quinnipiac, 55 % des électeurs considèrent que Iran ne représentait pas une menace militaire « imminente » pour les États-Unis avant l’opération.
Les sondages indiquent également de fortes inquiétudes économiques et sécuritaires. Une large majorité d’Américains redoutent une hausse des prix du pétrole et de l’essence si le conflit s’intensifie. Beaucoup craignent aussi que l’intervention militaire rende le pays moins sûr ou entraîne une escalade vers un conflit plus large impliquant d’autres acteurs du Moyen-Orient.
