Par Armand Soussia
La Cour suprême de Madagascar a rejeté, ce jeudi, une demande visant à engager une procédure de destitution contre le président en exercice. Saisie par un parlementaire de l’opposition, l’institution a estimé que la requête ne respectait pas les exigences constitutionnelles nécessaires pour remettre en cause le maintien du chef de l’État à son poste.
Le requérant accusait le président de « violations graves et répétées de la Constitution », notamment dans le cadre de certaines nominations et de la conduite des affaires publiques.
Mais les juges ont jugé la démarche irrecevable, considérant qu’elle ne reposait pas sur un fondement juridique suffisant pour engager une procédure de destitution.
Dans sa décision, la juridiction rappelle que toute mise en cause du président doit s’inscrire strictement dans le cadre défini par la Constitution, sous peine d’être déclarée nulle. Elle met ainsi fin à cette tentative de l’opposition, dans un contexte politique marqué par des tensions persistantes autour de la gouvernance du pays.
