Par Ross Hill
La fin d’un baron de la drogue
Nemesio Oseguera Cervantes, plus connu sous le surnom d’« El Mencho », était considéré comme l’un des narcotrafiquants les plus recherchés au monde. Chef du Cartel Jalisco Nueva Generación (Cjng), il dirigeait une organisation criminelle redoutée pour sa puissance militaire et son implantation internationale.
L’annonce de sa mort a immédiatement ravivé les craintes d’une lutte interne pour sa succession et d’affrontements avec des cartels rivaux.
10 000 soldats mobilisés
Face au risque d’embrasement, le gouvernement mexicain a déployé près de 10 000 soldats et membres de la Garde nationale dans les États les plus exposés, notamment le Jalisco, le Michoacán et le Guanajuato.
Barrages routiers, patrouilles renforcées, surveillance aérienne : les autorités entendent empêcher les blocages d’axes, incendies de véhicules et attaques coordonnées qui ont marqué par le passé les ripostes du Cjng.
Un équilibre criminel fragilisé
La disparition d’« El Mencho » pourrait rebattre les cartes du narcotrafic au Mexique. Si certains analystes estiment que le cartel dispose d’une structure suffisamment solide pour survivre à son chef, d’autres redoutent une fragmentation violente et une multiplication des groupes dissidents. Dans un pays où les homicides liés au crime organisé restent à des niveaux élevés, la priorité des autorités est désormais d’éviter une spirale de représailles. Reste à savoir si la démonstration de force militaire suffira à stabiliser durablement la situation.
