Par Reagan Lebisabo
L’Oms estime que cette nouvelle flambée pourrait durer, en raison notamment des déplacements de populations, de l’insécurité persistante dans plusieurs zones touchées et des difficultés d’accès aux structures de santé. L’organisation a déclenché dimanche une alerte sanitaire internationale afin de renforcer la mobilisation des partenaires et accélérer la riposte sur le terrain.
Le virus Ebola provoque une fièvre hémorragique extrêmement contagieuse, avec un taux de mortalité élevé. Les symptômes comprennent notamment la fièvre, les vomissements, les diarrhées, les douleurs musculaires et des hémorragies internes et externes dans les cas les plus graves.
Face à la progression de l’épidémie, l’Oms réunit mardi son comité d’urgence pour évaluer l’évolution de la situation et recommander de nouvelles mesures sanitaires. Des campagnes de vaccination ciblées, des opérations de surveillance épidémiologique et des dispositifs d’isolement des cas suspects sont en cours dans les provinces affectées.
La République démocratique du Congo fait régulièrement face à des flambées d’Ebola depuis l’apparition du virus en Afrique centrale en 1976. Selon l’Oms, Ebola a causé plus de 15.000 morts sur le continent africain au cours des cinquante dernières années.
La précédente grande épidémie d’Ebola en Rdc remonte à 2018-2020 dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, où plus de 2.000 personnes avaient perdu la vie malgré une vaste campagne de vaccination et l’appui de la communauté internationale.
