Par Sandra Embollo
Au Soudan, le général Abdel Fattah al-Burhan a annoncé son intention de rester à la tête du pays pendant une période pouvant aller jusqu’à cinq ans après la fin de la guerre. Cette déclaration intervient alors que le conflit opposant l’armée aux Forces de soutien rapide (FSR) continue de ravager le pays.
Le chef de l’armée estime que cette période serait nécessaire pour rétablir la stabilité, reconstruire les institutions et préparer l’avenir politique du Soudan. Toutefois, cette perspective est critiquée par plusieurs acteurs politiques et de la société civile, qui craignent un prolongement du pouvoir militaire au détriment d’un retour à un régime civil.
Depuis le début des hostilités, le pays traverse une grave crise humanitaire et sécuritaire, avec des millions de personnes déplacées et des infrastructures fortement endommagées.
La question de la transition politique reste au cœur des négociations sur l’avenir du Soudan, alors que la communauté internationale appelle à une issue permettant le rétablissement d’un gouvernement civil et la fin des violences.
