Par Joël Onana
À deux ans des prochains Jeux olympiques, la Turquie intensifie sa politique de naturalisation d’athlètes étrangers. L’objectif est clair : renforcer rapidement le niveau de ses équipes nationales et augmenter ses chances de podium lors des compétitions internationales, notamment aux Jeux olympiques d’été de 2028 qui se tiendront à Los Angeles.
Depuis plusieurs années, les autorités sportives turques accordent la nationalité à des sportifs venus d’Afrique, d’Asie ou d’Europe de l’Est, en particulier dans des disciplines comme l’athlétisme, la lutte ou l’haltérophilie. Une fois naturalisés, ces athlètes peuvent concourir sous les couleurs de la Turquie dans les compétitions internationales.
Cette stratégie n’est pas nouvelle dans le sport de haut niveau. Plusieurs pays y ont recours afin de combler rapidement certaines lacunes dans leurs effectifs. Toutefois, l’ampleur du phénomène en Turquie suscite des débats dans le monde sportif.
Certains observateurs estiment que cette politique permet au pays de gagner en compétitivité et d’offrir de meilleures conditions de carrière aux athlètes concernés. D’autres dénoncent une forme de “mercenariat sportif”, qui poserait la question de l’identité nationale dans les compétitions internationales.
Du côté des autorités turques, la démarche est présentée comme un moyen pragmatique de renforcer le sport national tout en s’inscrivant dans les règles établies par les instances internationales, notamment celles du Comité international olympique.
À l’approche des échéances olympiques, cette politique devrait continuer à alimenter les discussions sur l’équilibre entre performance sportive, nationalité et éthique dans le sport de haut niveau.
