Par Sandra Embollo
Élève au lycée bilingue de Ngodi Bakoko à Douala, la jeune fille affirme que son père abuse d’elle depuis l’année scolaire 2019-2020. Selon son récit relayé en ligne, elle s’était d’abord tournée vers une église de son quartier, dénonçant des pratiques incestueuses. Ses déclarations auraient alors été attribuées à une possession démoniaque.
Elle aurait ensuite porté l’affaire à l’attention du chef de quartier de l’époque qui, après une rencontre avec son père, aurait gardé le silence. Informée de la situation, l’ex-femme du mis en cause se serait confiée aux femmes du quartier avant de quitter le domicile, laissant l’adolescente seule avec son père, selon la même source.
Cinq ans après ses premières alertes, la jeune fille se dit aujourd’hui enceinte de son père.
À ce stade, ces faits rapportés sur les réseaux sociaux n’ont pas fait l’objet d’une confirmation judiciaire. Aucune communication officielle des autorités ou de la famille n’a été rendue publique.
Le cas, s’il est avéré, illustre la difficulté pour les victimes présumées d’inceste à se faire entendre, entre pression familiale, stigmatisation religieuse et silence communautaire, dans un contexte où les dénonciations de violences sexuelles intrafamiliales restent largement sous-déclarées au Cameroun.
