Par Joël Onana
Selon les premières déclarations du suspect, sa compagne l’aurait d’abord menacé et blessé avec un couteau avant qu’il ne s’empare de l’arme pour la tuer. Le corps a été conduit à la morgue.
L’homme a été capturé par les populations riveraines puis remis aux forces de maintien de l’ordre. Une enquête a été ouverte.
Ce drame s’inscrit dans un contexte de recrudescence des féminicides au Cameroun.
Selon les données du ministère de la promotion de la femme et de la famille, 77 cas de féminicides ont été officiellement déclarés en 2025, après 67 cas en 2024, soit 201 femmes tuées entre 2023 et 2025. La courbe est en hausse constante : 50 cas en 2023, 67 en 2024, 77 en 2025.
Le début de l’année 2026 confirme la tendance, avec près de 30 cas recensés au premier trimestre selon le forum national sur la lutte contre les féminicides, et environ 50 cas entre janvier et avril 2026 d’après la conférence gouvernementale conjointe du 1er juin 2026.
Face à cette flambée, la société civile et la Ligue pour l’éducation de la femme et de l’enfant pressent le parlement d’adopter une loi spécifique contre les féminicides et un code de la famille, alors que 44 % des femmes de 15 à 49 ans en union ou en rupture déclarent avoir déjà subi des violences conjugales.
