Par Hugo Fouquet
La frappe a provoqué la détonation des munitions entreposées sur le site, déclenchant un immense incendie et une succession d’explosions pendant plusieurs heures. Plus de 50 bâtiments voisins, dont des habitations et un établissement accueillant des personnes âgées et handicapées, ont été endommagés.
Plus de 370 personnes ont été évacuées de la zone. Parmi les victimes figure le responsable de la communauté locale de Dmytrivka, tué alors qu’il participait aux opérations de secours après la première explosion.
Le président Volodymyr Zelensky a dénoncé une « grave négligence », estimant que des obus, des mines et d’autres matières explosives n’auraient pas dû être stockés à proximité d’un secteur résidentiel. Des enquêtes pénales ont été ouvertes afin de déterminer les responsabilités, tandis que le ministère ukrainien de la Défense a ordonné un audit des sites de stockage d’armes.
Le ministère russe de la Défense a confirmé avoir visé le site, affirmant qu’il abritait des composants destinés à la fabrication de drones ukrainiens à longue portée. Ces affirmations n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.
Cette attaque, présentée comme l’une des plus meurtrières enregistrées en Ukraine depuis le début de l’année, intervient dans un contexte d’intensification des frappes russes contre Kiev et plusieurs autres régions du pays.
