Par Ilyass Chirac Poumie
Administré sous forme de comprimé une fois par jour, ce médicament cible plusieurs formes de la protéine RAS, considérée comme l’un des principaux moteurs de la croissance tumorale dans la majorité des adénocarcinomes pancréatiques.
L’autorisation concerne les adultes ayant déjà reçu au moins un traitement systémique ou ne pouvant pas bénéficier d’une chimiothérapie combinée.
La décision repose sur un essai clinique randomisé mené auprès de 500 patients atteints d’un adénocarcinome pancréatique métastatique précédemment traité. La survie globale médiane a atteint 13,2 mois chez les patients ayant reçu le Rasonque, contre 6,7 mois avec la chimiothérapie standard, soit une durée de survie presque doublée. La FDA qualifie ces résultats d’inédits pour une maladie particulièrement difficile à traiter.
Le médicament a bénéficié des statuts de « traitement révolutionnaire » et de médicament orphelin, ainsi que d’un examen prioritaire. Son approbation est intervenue six mois et demi avant l’échéance réglementaire initialement prévue.
Le cancer du pancréas reste l’un des cancers les plus meurtriers en raison de son diagnostic souvent tardif, de sa progression rapide et du nombre limité de traitements disponibles. Aux États-Unis, environ 67 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. Entre 90 % et 95 % d’entre eux sont des adénocarcinomes pancréatiques.
Les effets indésirables les plus fréquemment observés avec le Rasonque comprennent des éruptions cutanées, des diarrhées, des nausées, de la fatigue, des vomissements, des douleurs abdominales, une diminution de l’appétit et des hémorragies.
