Par Ilyass Chirac Poumie
Cette position est contenue dans une correspondance datée du 19 août 2026, adressée à Joseph Thierry Okala Ebodé, membre du directoire du Mrc. Celui-ci avait saisi le ministère, le 23 décembre 2025, pour contester le procès-verbal sanctionnant les travaux de cette convention.
« Le Minat n’a pas jugé opportun de prendre acte des travaux de la convention extraordinaire du MRC du 21 décembre 2025 », écrit Paul Atanga Nji. Le ministre invoque notamment l’article 3, alinéa 2, de la loi du 19 décembre 1990 portant régime des réunions et manifestations publiques.
La convention contestée avait réuni, selon le Mrc, plus de 2 300 délégués issus de ses 17 fédérations au Cameroun et dans la diaspora. Initialement prévue en présentiel, elle avait finalement été organisée par visioconférence après l’interdiction d’une première rencontre programmée au siège national du parti. Les travaux avaient notamment débouché sur le retour de Maurice Kamto à la tête de la formation politique. Actu Cameroun
La réponse du Minat relance ainsi les interrogations sur la reconnaissance administrative de la direction et des décisions issues de cette convention. Elle ne constitue toutefois pas, à elle seule, une décision judiciaire d’interdiction du Mrc ni une exclusion formelle du processus électoral.
Invité dimanche sur le plateau de l’émission « Droit de réponse » sur Équinoxe Télévision, Édouard Fochivé, membre du Rdpc, a estimé que le Mrc, dans sa configuration actuelle, ne serait pas en mesure de participer aux prochaines élections au Cameroun. Cette déclaration relève pour l’heure de son appréciation politique, les conséquences électorales précises de la position du Minat pouvant faire l’objet d’une contestation devant les juridictions compétentes.
Le Mrc se retrouve ainsi confronté à un nouveau contentieux interne et administratif, à l’approche des prochaines échéances électorales. La question centrale porte désormais sur l’identité des responsables légalement habilités à engager le parti, à déposer ses listes et à signer ses actes officiels.
