Par Mon’Esse
La Banque africaine de développement (Bad) estime, dans un rapport reçu jeudi par la rédaction, que la multiplication des recapitalisations et acquisitions publiques de l’Etat du Cameroun dans le secteur bancaire constitue une «source de préoccupation majeure».
S’agissant particulièrement de la transaction finalisée le 12 mai avec rachat de la Société Générale Cameroun (Sgc), rebaptisée General Bank of Cameroon (Gbc), portant ainsi sa participation à 83,68%, l’institution continentale s’alarme particulièrement de l’accumulation des participations publiques.
Elle s’inquiète également des risques de gouvernance pouvant en résulter et de l’interdépendance croissante entre les finances de l’État et les bilans bancaires.
Le gouvernement a présenté, lors de la signature de l’accord de cession, en juillet 2025, sa prise de contrôle de la Sgc comme une opération de souveraineté financière et de stabilisation.
A l’occasion, le ministère des Finances (Minfi) a assuré que des dispositions nécessaires avaient été prises pour garantir «la continuité des services bancaires [et] la sécurité des dépôts».
