Par Joël Onana
Yaoundé, 1er octobre 2026 (Panorama Papers) – Aladji Touré annonce le dépôt, ce jeudi à 11 heures, de sa candidature à la présidence du conseil d’administration de la Société civile camerounaise des droits voisins (SCDV). Selon un communiqué de son équipe, il doit également remettre les dossiers de seize autres candidats aux fonctions d’administrateur.
Les dossiers seront déposés auprès du groupe de travail faisant office de comité électoral, mis en place par la Commission de contrôle des organismes de gestion collective. Le musicien sera accompagné de sympathisants et de plusieurs membres de l’équipe qu’il propose pour conduire la société.
Cofondateur de la SCDV et premier président de son conseil d’administration, Aladji Touré place sa candidature sous la signature : « Une vie d’artiste, un engagement pour la SCDV. » Il affirme vouloir consolider les fondamentaux de l’organisme après avoir contribué à sa structuration et à sa visibilité.
Son programme prévoit une amélioration des mécanismes de perception et de répartition des droits, une meilleure information des membres et des formations adaptées à leurs besoins. Il promet une gouvernance fondée sur l’écoute, la proximité et la transparence.
La copie privée figure parmi ses priorités. Aladji Touré entend faire avancer ce dossier afin de renforcer la rémunération des titulaires de droits, parallèlement à l’amélioration du fonctionnement de la société.
La SCDV rassemble notamment les artistes-interprètes et les producteurs de phonogrammes et de vidéogrammes. Sa candidature ambitionne de fédérer ces différentes composantes, dont les musiciens, chanteurs, comédiens et danseurs, autour d’une meilleure protection de leurs droits.
Bassiste, arrangeur, producteur et directeur artistique, Aladji Touré revendique cinq décennies au service de la création camerounaise et africaine. Son parcours comprend des collaborations avec Moni Bilé, Charlotte Mbango, Guy Lobé, Dina Bell, Ben Decca, Ndedi Eyango et Toto Guillaume. Il est également l’auteur de l’ouvrage pédagogique Les Secrets de la basse africaine.
La question de la rémunération des interprètes et des producteurs accompagne depuis plusieurs années son engagement au sein de la SCDV. Dès 2021, il avait porté auprès du ministère des Arts et de la Culture des dossiers visant à faire reconnaître les droits de cet organisme de gestion collective.
À l’issue du dépôt annoncé, Aladji Touré doit présenter à la presse les principales orientations de son projet et le sens de sa candidature.
