Par Léopold DASSI NDJIDJOU
Une déclaration ferme en cinq points pour exprimer toute la désapprobation de l’Udc face au sort peu enviable réservé à la presse en général et aux journalistes en particulier au Cameroun. Au premier chef, le parti demande
que réparation soit faite, du préjudice subi et que des excuses publiques soient présentées. Il n’est pas explicité dans la déclaration celui qui va exécuter la tâche mais on comprend qu’il s’agit bel et bien du Minepat. En deuxième lieu, l’Udc
réitère la dénonciation et la condamnation des pratiques du régime en place visant à clochardiser les médias. Le parti rappelle ensuite au gouvernement de la République que la presse qui est le quatrième pouvoir, a droit à la considération qui lui revient, au regard du grand rôle qu’elle joue. En quatrième point , le parti réaffirme son engagement inoxydable pour une presse fière et libre au Cameroun. Pour terminer, l’Udc exprime à l’endroit des quatre journalistes victimes ,aujourd’hui heureusement libérés, sa désolation.
Un rétrécissement de l’espace civique et politique
C’est le constat fait par l’Udc à travers sa déclaration. L’honorable Tomaïno Ndam Njoya dit expressément être préoccupée du rétrécissement de plus en plus manifeste de l’espace civique, de droits et devoirs citoyens au Cameroun. “ Comment peut-on comprendre que des journalistes en plein exercice de leur métier soient confondus avec de vulgaires voleurs?”, s’interroge-t-elle tout comme elle se demande comment les 4 journalistes sont à la va-vite jetés en cellule et à la vindicte populaire. Il s’agit là, reconnaît-elle, d’une atteinte grave à l’image des médias au Cameroun, reflet d’un mal être de l’État de droit et de la gouvernance.
Le leader de l’Udc termine en rappelant que les trois acteurs que sont les politiques, la société civile et les médias sont complémentaires en République et en démocratie, puisque, participant chacun à l’expression de la volonté du Peuple souverain.
Il faut rappeler que les 4 journalistes avaient été arrêtés au Palais des congrès à Yaoundé, tour à tour le 14 septembre 2026 pour Solange Djuikam ( média en ligne Univers Infos Net) et le 16 septembre 2026 pour les journalistes
François Essomba ( média Chine Afrique), Igor Gwet Bibey ( l’organe de presse Inform Plus)
et Pierre Mouchili (
l’organe de presse Le Procès International).
Les forces de l’ordre les soupçonnaient du vol des lunettes d’Alamine Ousmane Mey, le Minepat. Ils ont été libérés le 21 septembre dernier. Cet incident s’est produit en marge de la clôture des journées du groupe de la Banque islamique de développement (Bid).
