Par Mon’Esse
C’est finalement samedi dans la nuit que les 14 volleyeuses de la sélection camerounaise ont pu partir du pays pour Nairobi (Kenya), en vue de leur participation au Championnat d’Afrique de la discipline qu’accueille la capitale kenyane dès le lendemain.
Jusqu’à la dernière minute, la bataille se déroulait sur la qualité de la personne habilitée à engager la fédération nationale.
Un duel oppose en effet, depuis trois ans, le président de ladite fédération, Bello Bourdanne à son prédécesseur, Serge Abouem, qui n’a toujours pas accepté sa mise à l’écart.
Les choses se sont aggravées en avril 2025 avec une sentence du tribunal de grande instance de Yaoundé, qui a annulé l’élection de Bello Bourdanne et rétabli Abouem comme président légitime
Et, alors que ministère des Sports continue de reconnaître Bourdanne, tout comme la Confédération africaine de volleyball (Cavb), la Fédération internationale (Fivb) et le Comité international olympique (Cio), des dignitaires du régime de Yaoundé jouent à entretenir la confusion institutionnelle.
Finalement, les ordres de mission, de même que l’ordre de déblocage des fonds, ont été signés à la dernière minute par Bello Bourdane.
Le Cameroun a été vainqueur de cette compétition en 2017, 2019 et 2021, et finaliste en 1999 et 2013.
A Nairobi, en dehors du Cameroun, du pays organisateur et du champion sortant, l’Égypte, les autres pays participants sont : l’Algérie, le Burkina Faso, le Burundi, le Ghana, le Mali, le Maroc, le Nigeria, l’Ouganda, la République démocratique du Congo, le Rwanda, le Sénégal, la Tunisie et la Zambie.
