Par Madani Charaf
Dans une vidéo diffusée dimanche sur Telegram, le chef de la diplomatie iranienne a dénoncé des « scénarios répétitifs » employés par Washington.
« Le fait qu’ils soient passés des opérations militaires aux mêmes vieux projets montre qu’ils sont désespérés », a déclaré Abbas Araqchi, affirmant que les précédentes campagnes de sanctions et les opérations militaires n’avaient pas atteint leurs objectifs.
Cette réaction intervient alors que le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, doit présenter lundi ce qu’il décrit comme « les sanctions les plus sévères de l’histoire » contre l’Iran. Washington entend intensifier la pression sur l’économie iranienne et décourager les pays qui continuent de commercer avec Téhéran, notamment dans le secteur pétrolier.
L’économie iranienne, déjà fragilisée par plusieurs années de sanctions internationales, subit une pression considérable depuis le déclenchement, le 28 février 2026, des attaques américaines et israéliennes contre la République islamique.
Les bombardements ont lourdement endommagé les infrastructures civiles et militaires du pays et tué plusieurs milliers de personnes. Malgré ces pertes et près de six mois de conflit, Washington n’a pas réussi à démanteler le programme nucléaire iranien ni à provoquer la chute du pouvoir à Téhéran.
L’Iran conserve également d’importantes capacités militaires, notamment dans les domaines des missiles et des drones. Le blocage du détroit stratégique d’Ormuz a fortement perturbé les exportations pétrolières du Golfe et contribué à la hausse des prix de l’énergie sur les marchés internationaux.
Abbas Araqchi a réaffirmé que l’Iran restait disposé à participer à des négociations fondées sur le respect mutuel, tout en rejetant toute discussion menée sous la menace militaire ou économique.
